Le rhume des foins expliqué en 5 questions

5 questions pour mieux comprendre le rhume des soins – également appelé rhinite allergique – et synthétiser toutes les informations récoltées auprès de professionnels de la santé et de sources vérifiées sur le web.

 

De quoi s’agit-il ?

Le rhume des foins (ou rhinite allergique) est une maladie saisonnière qui est cause de rhinites et de conjonctivite. Il ne faut pas le confondre avec le rhume banal. Alors que le rhume des foins est une réaction allergique généralement due au pollen de certaines essences d’arbres, le rhume banal est une infection bénigne causée, généralement en automne et en hiver, par un virus.

Le rhume des foins intervient normalement quelques semaines par an, quand le pollen des essences auxquelles une personne réagit se disperse dans l’air. Si les symptômes sont plus durables, les allergènes en cause sont plus probablement les acariens ou certaines espèces d’animaux. Des tests médicaux cutanés permettent de déterminer la cause de la rhinite allergique et donc d’adapter son comportement pour éviter le contact avec cet allergène autant que possible.

Dans les pays industrialisés, le rhume des foins affecte deux fois plus de personnes qu’il y a trente ans (touchant en moyenne un cinquième de la population), ce qui laisse supposer qu’il existe un lien entre cette allergie et la pollution de l’air. Cette corrélation n’a toutefois jamais été prouvée.
Les personnes souffrant d’autres allergies ou dont des parents souffrent d’allergies sont plus enclines à souffrir de rhinite allergique à un moment de leur vie que le reste de la population. Les personnes souffrant d’asthme sont plus particulièrement enclines à souffrir également du rhume des foins.

 

Qui sont les principaux concernés ?

Le rhume de foin touche essentiellement les personnes de 15 à 40 ans, mais la première occurrence survient généralement durant l’adolescence. La plupart des personnes affectées voient leurs symptômes s’atténuer avec les années.

 

Quels sont les symptômes habituels ?

Les symptômes du rhume des foins surviennent au moment où la concentration de pollen dans l’air est au plus fort – généralement de 6 à 8 semaines au printemps et en été. Les symptômes surviennent en même temps, contrairement au rhume banal, où des symptômes similaires se succèdent les uns aux autres.

  • Nez bouché, démangeaisons nasales, écoulements muqueux clairs (rhinite)
  • Yeux rouges et irrités (conjonctivite)
  • Éternuements fréquents, souvent en salves
  • Gorge irritée
  • Toux (dans certains cas)
  • Fatigue, maux de tête (dans certains cas)
  • Un trouble du sommeil peut également être causé par ces symptômes

Dans des cas extrêmes, le rhume des foins peut donner lieu à des difficultés respiratoires ou déclencher des crises d’asthme. Il est alors nécessaire de consulter un médecin ou de se rendre à l’hôpital.

Les réactions allergiques peuvent être plus ou moins importantes en fonction de la concentration de pollen dans l’air et dépendent donc très fortement des conditions extérieures. Un temps venteux et ensoleillé est particulièrement propice à la propagation du pollen alors que de la pluie l’atténue grandement.

 

Quels sont les traitements prescrits ?

Le traitement dépend généralement de la sévérité des symptômes.

  • Les antihistaminiques sont efficaces sur la plupart des symptômes du rhume des foins. Ils empêchent une molécule du système immunitaire du nom d‘histamine d‘agir, prévenant ainsi toute réaction aux allergènes de la part du corps. Les antihistaminiques peuvent parfois être prescrits avant le début du rhume des foins pour en prévenir les symptômes.
  • Les corticoïdes locaux ont une action anti-inflammatoire efficace essentiellement pour la congestion nasale.
  • Les décongestionnants locaux peuvent limiter l’obstruction des voies nasales mais ne peuvent pas être utilisés plus de quelques jours d’affilée.

En cas d’asthme ou d’infection associés aux symptômes, d’autres médicaments (tels que des antileucotriènes, des corticoïdes sous forme de comprimé ou des antibiotiques) peuvent être prescrits par un médecin. En tous cas, ne cédez pas à l’automédication et adressez-vous à votre médecin traitant.

 

Et ensuite ?

Les professionnels tendent à signaler que l’allergie au pollen tend à diminuer avec l’âge.
Si la rhinite allergique est causée par d’autres allergènes, il est parfois envisageable de désensibiliser la personne qui en souffre à ces allergènes, c’est-à-dire de la mettre en contact progressif avec la cause de ses réactions à l’aide d’un vaccin allergénique. Ce traitement a pour effet d’habituer le corps à l’allergène, auquel il cesse alors de réagir. Une immunothérapie de ce type ne peut se faire qu’avec l’approbation d’un médecin et dure trois à cinq ans.

 

Ressources complémentaires :

À quelle saison commence le rhume des foins : http://www.futura-sciences.com/sante/questions-reponses/allergies-rhume-foins-saison-2546/

Quels sont les traitements médicamenteux prescrits ? – https://www.mmt-fr.org/maladies-virales/rhinite-allergique/#Les_meilleurs_traitements_connus

Quelles sont les causes et les traitements de la rhinites allergique et de la sinusite sur le site de l’OMS – http://www.who.int/respiratory/other/Rhinitis_sinusitis/fr/

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